Cet été, c’est sur le massif du Queyras que nous avons jeté notre dévolu pour randonner avec notre chien ! Le van chargé du matos de rando, nous sommes arrivés par Grenoble et le célèbre col de l’Izoard. Nous avons choisi le Queyras car c’est un parc naturel régional, les chiens sont donc autorisés en laisse sur l’intégralité des sentiers de randonnées, à l’inverse des parcs nationaux où la réglementation est plus restrictive. Dans cet article je vous partage notre itinéraire, le détail des randonnées effectuées, et mes conseils pour une visite dans cette superbe région !

Itinéraire & randonnées : 8 jours dans le Queyras

Nous avons pensé cet itinéraire pour faire de longues randonnées (journée complète) 1 jour sur 2, et consacrer la journée suivante au repos, visite de villages, et gestion logistique (courses, lessives, etc). Il est bien sûr possible de randonner tous les jours tant les itinéraires sont nombreux ! Tous les campings sont dog-friendly.

  • Jour 1 : arrivée par Grenoble –> Briançon –> Cervières. Arrêts au col de l’Izoard, Casse Déserte, et balade jusqu’au lac de Souliers (2h30). Nuit au camping le Gouret.
  • Jour 2 : Randonnée des lacs du Malrif (6h30). Nuit au camping le Gouret.
  • Jour 3 : Récupération, visite de Saint-Véran. Nuit au camping de Chanterane.
  • Jour 4 : Randonnée « Tour du pic des Toillies » (6h30). Nuit au camping de Chanterane.
  • Jour 5 : Journée tranquille. Nuit sur la piste du col de Furfande.
  • Jour 6 : Randonnée « Granges & chalets de Furfande » (4h30). Nuit au camping Le Moutet.
  • Jour 7 : Journée tranquille, visite de Ceillac. Nuit au camping Le Moutet.
  • Jour 8 : Randonnée « Lac Saint Anne, Lac Miroir, Lac des Rouites » (6h). Nuit au camping Le Moutet.

⚠️ Les durées de randonnée sont données à titre indicatif, chacun marchant à son propre rythme. Si vous débutez, testez-vous sur des distances raisonnables avant d’augmenter la difficulté. Le temps change très vite en montagne. Même en plein été, ayez par sécurité des vêtements qui protègent du froid, du vent et de la pluie ! Ainsi que de l’eau et de la nourriture, et de quoi se protéger contre les UV (casquette, lunettes, crème indice 50).

Cette carte reprend l’ensemble des lieux évoqués dans l’article : les campings (en bleu), les restaurants (en violet) que nous avons aimés, les départs des randonnées (en vert), les points d’intérêt (en rouge), les boutiques d’artisans (en jaune).

Le col de l’Izoard, la Casse Déserte et la balade au lac de Souliers

Nous arrivons au point de départ de notre road-trip, assez fatigués par la route. A Cervières, dernier village important avant d’entamer la montée du col de l’Izoard, nous faisons le plein de bons produits car les commerces sont nombreux. Nous sommes le 20 août mais il y a encore beaucoup de circulation ! Comme les nombreux cyclistes et motards, nous montons au col, qui offre une super jolie vue, sans se fatiguer !

Non loin du col de l’Izoard, un autre lieu mythique du Tour de France nous attend : la Casse Déserte, paysage lunaire, spectaculaire, marqué par l’érosion. Un arrêt en voiture nous permet de l’admirer, les places pour se garer sont rares mais nous trouvons tout de même et déjeunons sur place.

Face au parking principal, des départs de randonnées sont indiqués : nous nous mettons en route pour le lac de Souliers.

C’est une randonnée plutôt facile, familiale, il y a donc un peu de monde sur le sentier et aux abords du lac. Nous avons poussé jusqu’au point culminant au-dessus du lac, l’aller-retour nous aura pris 2 heures au total (7.5 km, 400 mètres dénivelé positif). En somme une bonne petite mise en jambe !

Randonnée des Lacs du Malrif (6h30 de marche env. – 1000 mètres dénivelé positif)

Nous dormons au camping le Gouret : très agréable (sous les arbres, le long d’une rivière), dog-friendly, offrant des possibilités de restauration le soir (sur réservation). Le lendemain, nous partons pour le village d’Abriès, point de départ de la randonnée des Lacs du Malrif, pique-nique dans le sac à dos.

Le chemin longe d’abord la vallée du Guil, jusqu’au Hameau du Malrif, qui a compté 150 habitants à la fin du 19e siècle… Ce hameau est aujourd’hui rénové par des bénévoles, il n’est accessible qu’à pied ! On s’enfonce ensuite dans un joli vallon, le long d’une rivière au milieu des sapins, avant d’entamer une rude montée vers le premier des lacs, le Grand Laus.

Parfait pour une pause pique-nique, voire une baignade rafraîchissante, les plus courageux continuent de monter jusqu’à avoir une superbe vue sur les trois lacs : Petit Laus, Lac du Mézan, et Grand Laus. Malheureusement pour nous ce jour-là, nous sommes partis trop tard pour avoir le temps d’aller jusqu’au point culminant. On y reviendra !

Les + de cette rando : paysages variés, possibilité de se baigner dans les lacs, points d’eau accessibles fin août dans le Hameau

Les – : itinéraire en aller-retour, montée aux lacs très rude

Itinéraire VisoRando : https://www.visorando.com/randonnee-lacs-du-malrif/ (⚠️ Nous sommes partis du village d’Abriès et non du parking du Lombard comme indiqué dans la description. Le parking semblait accessible uniquement en 4×4. Demander dans le village pour le point de départ de la randonnée si vous ne trouvez pas les panneaux).

Vallée de Saint Véran

Le lendemain, journée off, nous récupérons de la randonnée des lacs du Malrif, et changeons de vallée, en nous dirigeant vers Saint-Véran. Nous faisons un arrêt shopping à la Coopérative des Artisans du Queyras, un chouette endroit pour (s’)offrir des produits locaux. Nous visitons ensuite Saint-Véran, petit village classé aux fameux « Plus Beaux Villages de France ». Le parking à l’entrée de la ville est obligatoire, et payant (3€). On circule à pied dans le village. Celui-ci est très mignon, et la vue sur les sommets est superbe. En hiver, la vie doit y être isolée ! Saint-Véran est le point de départ de nombreuses randonnées, dont celle que nous ferons le lendemain.

Nous dormons au Camping de Chanterane, le plus proche de Saint-Véran. Assez peu d’emplacements, rustique (douches à jeton), mais un super accueil des propriétaires. Le village de Pierre-Grosse est juste à côté, accessible à pied. Nous vous conseillons de dîner au Vis’Ô, nous y avons très bien mangé (pensez à réserver) !

Randonnée du Tour du pic des Toillies (6h30 de marche env. – 1100 mètres dénivelé positif)

Cette randonnée exigeante sera la plus belle randonnée de notre roadtrip dans le Queyras ! Après un réveil aux aurores, nous retournons à Saint-Véran prendre la navette qui avance les randonneurs dans la vallée. Elle permet d’éviter une bonne heure de marche sur une piste sans grand intérêt. Renseignez-vous à l’Office du Tourisme pour les horaires de passage !

Nous partons à pied en direction de la chapelle de Clausis, puis du refuge de la Blanche, les sommets sont couverts de nuages, nous croisons les doigts pour ne pas grimper dans la purée de poids. Le sentier est relativement plat, et nous croisons des dizaines de marmottes. Arrivés au refuge, nous partons en direction du col Blanchet, ascension qui réveille les muscles. Les couleurs nous rappellent la montagne arc-en-ciel du Pérou !

De l’autre côté du col, c’est l’Italie ! Nous zigzaguons pour éviter des vaches champêtres sur le sentier (mais avec le chien, mieux vaut être prudents !) et progressons vers le sublime lac Bleu, qui se dévoile par intermittence entre les nuages. L’ambiance est mystique ! Puis nous partons à l’ascension du Col du Longet, pas trop difficile. Là-haut de nombreux cairns de pierre, et un joli lac aux reflets miroirs dans lequel Pisco s’empresse de se baigner, comme à son habitude.

Nous poursuivons ensuite à plat dans un superbe vallon, l’herbe est jaunie par le soleil et les lacs s’enchaînent les uns après les autres, tous différents ! Un immense troupeau gardé par des patous et leur berger se trouve sur le sentier, nous les contournons à bonne distance… Un patou nous suit pendant plusieurs minutes, il me paraît jeune ! Il est intrigué par Pisco, je les laisse se dire bonjour, ils ont envie de jouer… Cette rencontre avec des chiens de protection, que j’appréhendais un peu, se passe pour le mieux !

Troisième et dernier col, le Col de la Noire, la fatigue commence à se faire sentir… Là-haut le lac de la Noire nous attend, il porte bien son nom ! Nous pique-niquons au col, presque à 3000 mètres, au-dessus du refuge de la Blanche, nous sommes presque revenus à notre point de départ et réalisons à quel point nous en avons pris plein les yeux sur cette rando !!!!!

La descente jusqu’au refuge de la Blanche nous paraît longue, les retours de rando sont toujours chiants, les muscles sont fatigués et on quitte la montagne dans laquelle on a passé de si bons moments… Mais on partage une partie du retour avec un autre couple de randonneurs, qu’on a croisé le matin même et qui ont fait la rando dans l’autre sens ! C’est ça aussi la montagne, les échanges avec les autres marcheurs !

Les + de cette rando : la plus belle de notre séjour dans le Queyras !! Très peu de monde sur l’itinéraire.

Les – : la logistique au départ (se garer à Saint-Véran (payant), prendre la navette…), mais c’est vraiment pour trouver un moins !

Itinéraire VisoRando : https://www.visorando.com/randonnee-tour-du-pic-des-toillies/

Randonnée des Granges et chalets de Furfande (4h30 de marche env. – 1000 mètres dénivelé positif)

Après la randonnée du Pic des Toillies, nous passons à nouveau une journée off. Nous montons au col Agnel en voiture (beaucoup de monde et de vent !), mais nous trouvons la vue moins jolie qu’au col de l’Izoard. Nous admirons aussi la demoiselle coiffée sur notre route, une curiosité géologique, et traversons Fort Queyras, un ancien château fort, qui se visite aujourd’hui. Les rues sont sinueuses et il y a pas mal de monde, nous ne nous arrêtons pas pour la visite…

Voulant faire le lendemain la randonnée des Granges et Chalets de Furfande, qui part du col de Furfande, nous allons nous renseigner à l’office du tourisme d’Arvieux pour savoir si le col est accessible en voiture. La réponse est non, mais une piste permet toutefois de s’avancer sur la route du col et de stationner sur un grand parking avant d’en entamer l’ascension. Nous décidons d’y dormir, pour faire la randonnée le lendemain.

Une bonne surprise nous attend : il y a des tables de pique-nique, des foyers sécurisés pour faire du feu, et plein de branches tombées au sol. Nous passons une super soirée au coin des flammes, sous les étoiles, comme on aimerait en vivre plus souvent !

Le lendemain, nous entamons notre ascension du Col de Furfande. Malgré ce que nous a dit l’Office du Tourisme, certains montent en voiture jusqu’au col… ⚠️ Il vaut mieux avoir un 4×4 et une voiture assez puissante, nous ne serions pas passés avec le Trafic !

Arrivés au col, la randonnée démarre pour de bon. Elle est un peu plus courte que les précédentes, nous mettrons 4h30 au total (1000 mètres de dénivelé), incluant la montée et la redescente du Col qui ne sont pas prévues sur VisoRando. De jolies vues sur la vallée et ses chalets accessibles uniquement à pied… Et pourtant habités ou loués ! Y passer une semaine me tenterait bien, mais le ravitaillement ne doit pas être simple !

Il fait assez chaud sur l’itinéraire, Pisco souffre un peu et se couche dès que nous sommes à l’ombre… Un point d’eau pour les vaches me permet de bien le rafraîchir ! Nous arrivons vers 14h au refuge de Furfande, espérant déjeuner… Hélas la cuisine vient de fermer, nous nous contenterons d’une tarte à la noisette (délicieuse !) pour pique-niquer !

Les + de cette rando : plus accessible que les précédentes, sentiers bien tracés, jolis paysages, possibilité de déjeuner au refuge

Les – : un peu de monde sur l’itinéraire, paysages moins spectaculaires que nos randonnées précédentes

Itinéraire VisoRando : https://www.visorando.com/randonnee-les-granges-et-les-chalets-de-furfande/

En route pour Ceillac

Après cette petite randonnée plus cool que les précédentes, nous changeons de vallée une dernière fois pour nous rendre à Ceillac, où nous passons trois nuits au camping municipal Le Moutet. Il y a 2 campings à Ceillac, le camping municipal Le Moutet, et le camping des Mélèzes.

Le camping municipal est le moins cher, et le plus proche du village, qu’on peut rejoindre à pied. Nous choisissons donc celui-là. Par contre au niveau du confort, ce sont des douches à jeton, les emplacements ne sont pas délimités par des haies (donc peu d’intimité), il est en bordure de route, et dès 17 heures à l’ombre (il fait donc très froid, d’autant que cette vallée est très venteuse). En face du camping, il y a une aire d’arrivée pour les parapentes, on les voit atterrir, c’est sympa ! Nous n’avons pas testé le camping des Mélèzes.

Ayant dormi 3 nuits sur place et vu les températures le soir, nous avons essayé 3 restaurants à Ceillac :

  1. L’étape Gourmande : accueil très sympa, plats gourmands et bons, notamment des classiques montagnards : raclette, boîte chaude, tartiflette… Nous y avons passé une bonne soirée !
  2. Le pied jaune : le meilleur restaurant de notre séjour. Les plats étaient très originaux (mousse de chèvre, tarte citron vert basilic) et goûteux, la carte des vins sympa, tout comme l’accueil. À tester sans hésiter ! Attention au budget cependant, un peu plus cher que les autres.
  3. Le Farnien’Thé : là par contre on ne recommande pas du tout… L’endroit était sympa pour boire une bière en terrasse, par contre les plats vraiment cheaps et pas très bons… En plus du service aléatoire et très lent. Passez votre chemin !

Randonnée à Ceillac : Lac Saint-Anne, Tête du Girardin, Lac des Rouites et Lac Miroir (6h de marche env. – 1200 mètres dénivelé positif)

Lever aux aurores pour cette dernière longue randonnée de notre séjour, nous embarquons un sandwich de la boulangerie de Ceillac (vraiment pas top, nous avons rajouté de la tome dedans !) avant d’entamer la montée vers le lac Saint-Anne, dans les bois… Tôt le matin, il fait zéro degrés !

Quelques chiens de protection, sans troupeau et sans berger, nous foncent dessus en aboyant et grognent sur Pisco, pas très sympa, un peu de stress… Mais l’arrivée au lac Saint-Anne nous fait oublier ce moment désagréable ! La couleur est juste incroyable, le lac immense, encerclé par la montagne. A cette heure-ci, nous sommes seuls pour profiter du spectacle.

La randonnée nous propose ensuite de monter à la tête du Girardin, un aller-retour avant de continuer vers le lac des Rouites… Nous hésitons un peu à y aller, on devient flemmards en fin de séjour… Mais grand bien nous a pris, car c’est là que nous avons eu le plus beau paysage de la randonnée ! Après le col, le sentier suit une crête lunaire, avec des vues magnifiques aux alentours… Les photos parlent d’elles-mêmes ! 😊

Nous redescendons vers le lac Saint-Anne, il y a vraiment du monde car il est accessible facilement depuis Ceillac… J’hésite à me baigner… Si vous souhaitez le faire, allez-y, car le lac des Rouites et le lac Miroir ne sont pas vraiment baignables, je le découvrirai ensuite !

Le sentier entre le lac Saint-Anne et le lac des Rouites n’est vraiment pas simple : il est bien balisé mais très peu tracé et caillouteux, en plein soleil… Nous apercevons un chevreuil. Le lac des Rouites n’en est pas vraiment un, plutôt une flaque boueuse (photo de gauche)… On ne s’attarde pas, et on part pour le lac Miroir, célèbre pour refléter parfaitement la montagne… Quand il n’y a pas de vent ! La vue est très belle (photo de droite), là-aussi il y a du monde !

L’itinéraire nous fait redescendre par une piste de ski, sans grand intérêt, on commence à trouver le temps long… Au point 17 de VisoRando, on peut raccourcir la randonnée en passant à travers bois, ce que nous décidons de faire !

Les + de cette rando : très beaux points de vue au lac Saint-Anne, tête de Girardin et lac Miroir

Les – : pas mal de monde aux lacs, le sentier peut être difficile entre les points de vue et/ou manquer d’intérêt

Itinéraire VisoRando : https://www.visorando.com/randonnee-lacs-de-sainte-anne-des-rouites-et-miroi/

Notre avis sur le Queyras

Nous avons vraiment adoré le séjour dans cette région ! Nous n’avons pas trop roulé entre chaque vallée, les possibilités de randonner sont infinies, et les paysages sont variés et sauvages. Les gens rencontrés étaient très sympa, que ce soit les autres randonneurs, campeurs, ou les locaux travaillant dans les refuges, les campings, les restaurants… Il est très facile de voyager là-bas avec son chien, qui est accueilli partout, et sur les sentiers de randonnées.

A ce sujet, respectez la réglementation et tenez votre chien en laisse ! Sinon, des endroits magiques comme celui-ci finiront par être interdits aux chiens… Alors que l’on vit des moments magiques avec eux ! 😉

Voilà, cet article est maintenant terminé. J’espère vous avoir donné envie d’explorer le Queyras, une région très dog-friendly avec des randonnées de rêve. Nous c’est sûr, on y retournera !

N’hésitez pas si vous avez des questions à les poser dans les commentaires, je réponds assez vite 😊

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