France-Espagne-France, notre coeur balance

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Après notre nuit agitée (par ici pour savoir ce qu’il nous est arrivé), c’est parti pour notre premier col ! Bobo au volant et moi j’évite de regarder dans le vide. Nous nous rendons à peine compte que nous passons la frontière pour l’Espagne et roulons directement jusqu’au point bleu indiqué par mon père sur notre carte, car il n’y a pas de vue au sommet. Lui y a passé quelques jours, et nous espérons pouvoir nous baigner car notre dernière douche savonnée remonte à 2 jours. En fait de lac, il s’agit d’un barrage et la baignade est interdite ! Tant pis, nous nous promenons une quinzaine de minutes, la vue est belle et le village parfaitement silencieux (je savais les espagnols adeptent de la sieste, peut-être le sont-ils aussi de la grasse mat’ ?). [edit après avoir discuté avec mon père : lui s’y était baigné sans scrupules !!!]

 

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Le barrage d’Eugi : personne, vous avez dit personne ?

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Le prochaint point d’intérêt relevé sur notre carte s’avèrant être les gorges de Kakuetta, nous décidons donc de nous y rendre par les routes de montagne (seul chemin possible à vrai dire 🙂 ). On circule lentement dans des paysages rocailleux de petits vallons remplis de sapins, on s’émerveille. On commence également à croiser des cyclistes qui soufflent dans les côtes, et dévalent les descentes ! La faim se faisant sentir, nous cherchons où manger mais les villages que nous traversons semblent endormis. Après avoir rempli la poche de notre douche solaire dans un ruisseau, nous partons pour Ochagavia qui semble être une ville plus importante, afin de trouver quelque chose à nous mettre sous la dent !

Finalement simple bourgade, mais très mignonne, Ochagavia est traversée par le ruisseau qui nous a permis, en aval, de remplir notre douche. Sur les côtés de la route principale des ruelles pavées s’écartent, cela doit être sympa de s’y perdre à pieds ! Mais il fait chaud et nous avons les crocs. Manque de bol pour moi, je commande au hasard un plat et me retrouve avec du poisson pané et des pommes de terre bof bof. Il va falloir que je bosse mon espagnol pour partir au Pérou l’année prochaine (spoiler alerte) !

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Le pont en pierre de la ville d’Ochagavia

Nous repartons en direction des gorges. Le 2e passage de frontière de la journée, cette fois de l’Espagne à la France, se fera au col de Larrau, où comme tous les automobilistes nous faisons une pause. Silence seulement troublé par les cloches des moutons et chevaux qui broutent imperturbables, vent, paysage verdoyant. Des randonneurs semblent revenir de vadrouilles, nous c’est en tongs que nous marcherons sur les sommets 🙂

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Comment ne pas aimer la route quand elle est si belle ?

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J’ai eu l’impression d’être dans un paysage du seigneur des anneaux ! (les petites cabanes pour allumer les feux de détresse, non ? Geek !)

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Nuit calme aux gorges

Arrivés près des gorges, nous nous rendons compte qu’une fois de plus il n’y a pas grand-chose en termes de commerces et d’habitations, et qu’aucun coin caché ne semble accessible à un camion (tout est étroit et vallonné !). Une aire gratuite de camping-car nous tend les bras (et nous verrons par la suite que la gratuité n’est pas courante !), elle est même équipée de toilettes sèches ce qui ravie l’écolo qui sommeille en moi. Nous lirons en début de soirée et dînerons dans une auberge à la cuisine assez moyenne de Saint-Engrâce, qui a pour avantage concurrentiel d’être seule à des kilomètres à la ronde 🙂

Sur l’aire, camping-cars et camions super bien aménagés se partagent l’espace. Des familles de 4 voyagent dans des camions à peine plus gros que le nôtre, s’il ne faisait pas presque nuit je leur aurais demandé une visite guidée pour voir comment ils ont optimisé l’espace ! Nous faisons un peu figure d’amateurs en déroulant notre petit matelas, mais il faut bien un début à tout. Demain nous marcherons dans les gorges.

Ps : nous aurons heureusement réussi à nous « doucher » en nous arrêtant au bord d’une rivière. Cheveux faits dans le cours d’eau (j’ai un savon naturel) et le reste à la douche solaire. Je consacrerais un article dédié à l’équipement qui nous aura été vraiment utile, et celui moins.

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A très vite pour la suite !

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